Réponse aux universitaires

J’ai écrit cet article en réponse aux universitaires qui font des affirmations non fondées, par ignorance ou méconnaissance, sur notre spiritualité comme les professeurs et les spécialistes des sciences religieuses, qui voient en notre spiritualité, un jeu de rôles fantasmatique pour adultes ou un mouvement d’extrême-droite déguisé en religion.

Les universitaires diraient que notre religion ne constitue qu’un vulgaire synchrétisme, c’est-à-dire un mélange de deux ou plusieurs religions, soit en entier ou soit partiellement. Le paganisme germanique est effectivement un synchrétisme ! Où est le problème ? 

Le paganisme germanique s’est d’abord construit d’un apport magico-religieux (au sens anthropologique) notamment par la pratique du seiðr qui date du néolithique européen, soit entre le sixième et le deuxième millénaire avant notre ère, qu’on pourrait associer au culte des Vanir, donc très proche du chamanisme des peuples d’origine ouralienne (Finnois, Magyars, Estoniens, Sames, Samoyèdes, etc.) et paléo-asiates, c’est-à-dire les ancêtres des Amérindiens.

Finalement, le paganisme germanique a reçu sa plus importante influence, soit celle des peuples germaniques qui ont fourni un panthéon globalement composé de divinités guerrières, typiques des autres mythologies européennes comme la mythologie romaine, grecque, perse, indienne, celtique, slave, etc.

Les universitaires affirmeraient que le paganisme germanique n’a pas été étudié, ce qui est faux ! Le paganisme germanique a certes failli disparaître en 1087 à Gamla Uppsala en Suède, ainsi qu’au 19e siècle au parc de Tividen dans le même pays. Et nos ancêtres païens n’écrivaient pas sur leur religion, ce qui fait que nous avons dû inscrire notre spiritualité dans le cadre des religions reconstructionnistes (à ne pas confondre avec les religions reconstruites) c’est-à-dire les religions en phase de reconstruction, parce qu’on a voulu les anéantir par assimilation ou extermination.

Heureusement, les auteurs classiques pullulent sur le sujet que ce soit d’expression latine avec Jules César, Pline l’Ancien, Tacite et plus tard, Adam de Brême et Bède le Vénérable. En Orient, il y a eu Ibn Rustah et Ibn Fadlan. Ainsi, on peut établir des consensus, par exemple : les Germains n’avaient pas de prêtres au sens chrétien. Cette conclusion a été tirée par tous ces auteurs.

L’archéologie vient aussi renforcer ce que nous connaissons des assises de cette religion. Par exemple, on a trouvé plusieurs puits sacrificiels un peu partout dans le monde germanique, surtout en Scandinavie, contenant des pièces de monnaie, mais aussi des ossements d’animaux, de la vaisselle, des bijoux et des armes brisées. C’est un fait avéré qui permet d’affirmer que nos ancêtres se servaient de ces puits pour faire des offrandes aux divinités.

La littérature scientifique moderne vient aussi appuyer nos connaissances avec des auteurs comme Georges Dumézil qui a réalisé une tâche colossale en carthographiant toutes les mythologies indo-européennes de l’Irlande à l’Inde en passant par la Norvège jusqu’en Grèce. Nommons aussi inévitablement celui que certains appellent  » le maître « , le regretté professeur Régis Boyer, spécialiste français des langues et civilisations scandinaves, sans oublié Jan de Vries son équivalent néerlandais et Jesse Byock, son équivalent britannique.

Certains universitaires pourraient dire que le paganisme germanique est une religion morte ? En quoi est-ce une religion morte puisqu’on comptait 16000 pratiquants déclarés dans le monde en 2015 et en 2017 on en compte 19000 ? Et ce ne sont que ceux qui désiraient l’avouer !

En conclusion, j’invite les universitaires à faire preuve d’objectivité propre à la méthodologie scientifique et à mettre de côté leurs a priori et leur parti pris.