LA CROYANCE EN UN PANTHÉON GERMANIQUE MAJEUR

Nous voilà rendu dans le vif du sujet, ces divinités sans lesquelles le paganisme germanique ne pourrait exister. Au début, il n’y avait qu’une seule famille : les Vanir. C’était une dynastie divine plutôt rattachée aux forces de la Nature. Ses plus fiers représentants sont Njörðr (dieu de la mer, de la pêche et de la navigation), Freyr (dieu de la prospérité et de la fécondité) et Freyja (déesse de l’amour et de la magie). On croit que cette famille divine est associée aux anciens peuples de l’âge néolithique en Europe du Nord avant l’arrivée des peuples germaniques au 5e siècle avant notre ère.

Lorsque les Germains s’installèrent en Europe continentale, en repoussant les Celtes vers l’Ouest, ils apportèrent avec eux leur panthéon de type indo-européen comme le démontre le philologue Georges Dumézil. Des divinités guerrières vinrent s’installer dans la campagne européenne. Ce sont les Æsir, avec à la tête de la maisonnée, Oðinn, dieu de la magie, de la poésie, de la guerre. Oðinn est suivi principalement par Þórr, Týr, Heimdallr, Baldr, Forseti et Ullr.