Le reconstructionnisme et le néo-paganisme

Vous vous posez sans doute la même question que moi ! Qu’est-ce qui nous différencie de la Wicca et du néo-druidisme ? En bref, c’est que le paganisme germanique s’inscrit dans le mouvement reconstructionniste, c’est-à-dire qu’il vise à reconstruire le paganisme germanique tel qu’il était pratiqué avant sa mise en veille par le christianisme, notamment suite à la fondation de l’archevéché de Suède à Gamla Uppsala en 1164. C’est un véritable exercice d’archéologie appliquée à laquelle les partisans de ce mouvement se livrent !

Bil Linzie (2004) un auteur américain bien connu énumère les différences entre le reconstructionisme religieux et le néopaganisme dit « classique » apparu entre le 18e et le 20e siècle, comme le mysticisme germanique, le néo-druidisme et la Wicca :

  1. Le reconstructionisme religieux ne cherche pas à recréer un paganisme paneuropéen.
  1. Les chercheurs tentent de conserver la même ligne directrice que celle utilisée lors des recherches du siècle dernier.
  1. Une approche multidisciplinaire est utilisée en capitalisant sur les résultats de divers domaines tels que la recherche historique, l’anthropologie, l’histoire religieuse, l’histoire politique, l’archéologie, l’anthropologie médico-légale, la sociologie historique, etc., avec une volonté manifeste à éviter les pseudosciences.
  1. Il y a de sérieux efforts pour recréer la culture, le savoir et l’art de la période en question afin de mieux comprendre l’environnement dans lequel les croyances religieuses ont évolué.
  2. Généralement, les reconstructionnistes refusent de se voir attribuer l’étiquette de « païen » puisqu’ils perçoivent ces termes de façon péjorative notamment parce que les institutions chrétiennes ont tenté d’assimiler ou de détruire leur religion. Ils refusent aussi de se voir attribuer l’étiquette de « néopaïen » parce que ce terme reste associé aux mouvements populaires éclectiques, ainsi qu’à la pratique de la magie.
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