LES PEUPLES SCANDINAVES AU MOYEN-ÂGE

Lucien Musset fût un historien français qui naquit en 1922. Spécialiste de l’histoire normande, il a écrit de nombreux ouvrages sur la période ducale et sur les Vikings. Dans son ouvrage sur les peuples scandinaves au Moyen-âge, il exposa les survivances du paganisme.

Les convertisseurs s’empressèrent de détruire l’essentiel du paganisme dont les rites publics, la mythologie, les édifices cultuels, l’usage de boire en l’honneur des morts, la consommation de viande de cheval, le culte païen en privé. Ils laissèrent subsister une foule de traditions et de superstitions jugées plus innocentes comme la vénération des arbres, la vénération des sources, la croyance aux fantômes et aux revenants, la croyance aux trolls, les rites de nouvelle année.

Les jours de la semaine sont aussi restés païens soient Mánadagr (jour de Máni), Týsdagr (jour de Týr), Óðinsdagr (jour d’Óðinn), Þórsdagr (jour de Þórr), Frjádagr (jour de Freyja), Laugardagr (jour des bains), Sunnudagr (jour de Sól).

Le droit ecclésiastique approuva la coutume des libations solennelles du mi-hiver et ces dernières devinrent même une obligation en Norvège. La bière devait être bénie et bue par au moins trois familles ensemble une fois par année ; la négligence de ce rite entraînait l’amende ecclésiastique typiques de trois marks, et la récidive une confiscation des biens.

Les enfants continuèrent d’être nommés à partir de prénoms païens comme Þórr ou Óðinn.

On transforma les cérémonies païennes du solstice d’été et de l’équinoxe d’automne en fêtes de la Saint-Jean et de la Saint-Michel.

Il subsista aussi des libations lors des baptêmes avec la consommation de barnsöl, la bière du nouveau-né, lors des fiançailles, des mariages, des funérailles.